Je construis des modèles pour éclairer des décisions en énergie et en médecine, aider un ingénieur à dimensionner un système, un exploitant à anticiper une production, un physicien à interpréter une dose, et des outils pour les rendre utilisables. Mon point de départ est le problème : ce que l'on sait du système, les données disponibles et le niveau de précision réellement utile. J'utilise un modèle explicite lorsqu'il convient, je le complète par de l'apprentissage lorsqu'il manque une relation, et je ne retiens la complexité supplémentaire que si son bénéfice est démontré. L'IA fait pleinement partie des outils ; l'évaluation et la responsabilité restent humaines.
Physicien et directeur de recherche à Mines Paris – PSL, au centre Observation, Impacts, Énergie (O.I.E.). Mon parcours associe la physique médicale en radiothérapie (depuis 2003) et la recherche en prévision énergétique (thèse en 2011), menées en parallèle ; je travaille sur la prévision solaire et énergétique, l'évaluation des prévisions, l'IA frugale et les interfaces entre modèles de langage et codes scientifiques.
Peut-on savoir à quel point le ciel est prévisible ? Quand un modèle simple bat-il un modèle complexe ? Quelles erreurs comptent en pratique ? J'explique ici les résultats, avec les articles et les codes qui les soutiennent.
Une méthode, quatre voies complémentaires
Le domaine change ; la méthode, non. La voie est choisie par le problème et la décision à éclairer, pas par l'outil ; la complexité supplémentaire n'est retenue que si son bénéfice est démontré.
Calculer directement
Quand le lien est connu, on le calcule avec un modèle explicite, calibré et validé sur des données ; on n'ajoute de l'apprentissage que pour un bénéfice démontré.
Les modèles de langage aident à utiliser des outils validés ; le calcul, la vérification et la responsabilité restent aux codes validés et aux personnes.
Chaque travail est placé à l'étape dont il a besoin : une colonne de plus vers la droite seulement pour un gain mesuré. U-Net et LSTM ont été testés, non retenus.
Démontrer la confiance
Juger contre une référence, publier code, données et limites, rendre la recherche trouvable et réutilisable.
Se questionner sur nos façons de faire de la recherche, Avec J. P. A. Ioannidis (Stanford), J. Baas et R. Boverhof (Elsevier) : l'influence sur une échelle de doublement, l'impact à côté de l'intégrité, l'excellence comme système.
Cyril Voyant est physicien et directeur de recherche à Mines Paris – PSL (centre O.I.E.). Associant la physique médicale en radiothérapie (depuis 2003) et la recherche en prévision énergétique (thèse en 2011), il travaille sur la prévision solaire et énergétique, l'évaluation des prévisions, l'IA frugale et les interfaces entre modèles de langage et codes scientifiques.
Parcours, recherche, projets, distinctions et contact (en anglais).